« De rouille et d’élégance », rencontre avec Myriam Delahoux

Pour sa première participation à Balades en Yvelines, la ville de Fontenay-le-Fleury nous présente Myriam Delahoux. Découvrez l’envers de cette exposition…

Pouvez-vous nous parler de votre travail. Qu’est-ce qui vous inspire ?

Mes personnages sont faits de matériau « pauvre » : du métal rouillé destiné au rebut. Et pourtant c’est l’élégance qui en sort. Hauteur, finesse, force, élégance du travail, de la matière, des hommes. Ces silhouettes sont la mémoire d’un passé industriel, car l’idée de travailler ce matériau m’est venue en fréquentant un atelier de chaudronnerie. Et ma capacité de travailler en trois dimensions s’est mise au service de ces grandes feuilles de métal. Ce qui m’inspire au quotidien, c’est justement ce qui se passe autour de moi : les gens, les événements, les objets de mon atelier ou ceux que je trouve à l’extérieur. Mon vécu m’aide aussi à créer : une souffrance, un désagrément, mais surtout l’expression d’une joie ou d’une rencontre heureuse.

Comment avez-vous abordé la collaboration avec la ville de Fontenay-le-Fleury ?

Cela a justement commencé par une rencontre heureuse avec Diane Corson, présidente du salon artistique de la ville. Le contact s’est fait dans une sensibilité partagée. Puis j’ai ressenti une grande ouverture dans la personnalité de Mme le maire, Madame Dominique Conort. A l’origine, c’est le salon d’automne 2012 qui a fait naître le projet. J’avais été choisie pour être invitée d’honneur à ce salon aux côtés de Françoise David-Leroy. Au hasard, j’ai lancé l’idée d’installer en ville quelques sculptures pour l’été. Cela a aussitôt déclenché l’idée de faire participer Fontenay-le-Fleury à Balades en Yvelines. Ainsi, dès le mois de mars, j’ai installé vingt sculptures autour de la chapelle Saint-Jean.

L’art contemporain est parfois difficile à comprendre, comment espérez vous que le public appréhende votre travail lors de la balade ? Quel message voulez vous faire passer ?

Mes silhouettes se découpent sur les murs blancs des chapelles. Ce sont des silhouettes suggérées pour que chacun puisse rêver sa propre histoire. Alors je fais confiance au spectateur pour qu’il trouve de lui-même un message de paix, de joie et d’optimisme. Ailleurs dans la ville, mes sculptures accompagnent la verticalité des arbres et des éléments bâtis. Là aussi je fais confiance au spectateur pour qu’il se laisse emporter pas la délicatesse du métal, la finesse de la rouille et la hauteur des personnages. Mes sculptures évoquent la force qui monte vers le ciel. Elles évoquent la joie et le positif que l’on trouve dans toute chose et dans tout être humain. Je suis persuadée qu’il vaut mieux penser à ce qu’il y a de bon dans chacun de nous, employer des mots positifs, les développer et les amener à la lumière.

> En savoir plus sur la balade

> En savoir plus sur l’artiste